Le vin dans les voiles

Il ne s’agit pas d’un titre original, d’une image, mais bien du nom d’une nouvelle agence d’importation privée, menée par deux femmes fortes qui ont le vent dans les voiles. J’ai eu envie de les rencontrer pour comprendre de quelle folie il faut être atteinte pour démarrer une agence d’importation privée en 2016. Portrait de l’agence, de deux femmes fabuleuses n’ayant pas froid aux yeux ainsi que des difficultés rencontrées par les agences d’importation privée québécoises.

L’équipage

C’est en travaillant dans une autre agence d’importation privée que Julie Audette et Valériane Paré se sont rencontrées. Coup de foudre professionnel et complicité immédiate. Bien vite, les filles se démarquent et établissent des contacts dans le milieu et avec les vignerons dont elles sont responsables. Une fois sa collaboration avec l’autre agence terminée, Julie décide de se lancer dans le vide avec sa nouvelle agence pour établir un portfolio à son image. Quelques mois plus tard, Valériane vient la rejoindre, permettant du même coup à l’agence de prendre de l’expansion.

Démarrer une agence en 2016

Lorsque je leur ai demandé pourquoi démarrer une agence en 2016 alors qu’il y en a tellement, elles m’ont répondu qu’il y a encore tellement de vignerons qui méritent d’être découverts et de vins qui méritent d’être bus. C’est certain qu’avec leurs contacts, les filles ne partaient pas de zéro. Elles ont donc entrepris d’approcher leurs vignerons chouchous afin de leur demander de leur refiler des noms de maisons non représentées au Québec. Un démarchage filtré qui mènera Julie dans une tournée européenne durant l’été 2015. Elle revient avec de futurs mandats en poche et l’envie de partager ces vins d’auteurs.

La croisière s’amuse

La philosophie de l’agence Le Vin dans les Voiles est simple : «il n’y a qu’un nombre limité de sièges dans le bateau, on préfère donc avoir moins de passagers à bord, mais qu’ils soient très bien représentés», m’explique Julie. Le service personnalisé envers ces vignerons est au cœur du travail quotidien du duo. «On veut avoir du plaisir à travailler. Si un vigneron produit de fabuleux vins, mais que le courant ne passe pas du tout, on laisse tomber», poursuit Valériane.

Les difficultés des débuts

Mis à part les déboires administratifs qui font tanguer le bateau en début de périple (toutes les agences doivent passer par là), Valériane considère qu’elles sont relativement chanceuses. car elles possèdent déjà un solide réseau de clients. Les obstacles se situent davantage au niveau des tâches diverses à effectuer en simultanée lors d’une mise en place d’un projet comme celui-ci. Être agent, c’est aussi de la facturation jusqu’à 2h du matin, des négociations de tarifs en euros, transiger avec un monopole, etc.

Vin dans les voiles

Quoi qu’il en soit, ce milieu des agences me fascine. Il faut être à la fois gestionnaire de compte, vendeur, G.O. quand les vignerons sont en ville, dégustateur aguerri et pro des réseaux sociaux. Tout un mandat pour une seule personne. Et tout ça pour un salaire correct, sans plus. Pour être agent en 2016, il faut être passionné en sapristi. Des évangélistes du vino prêts à vous renverser avec leur poésie en bouteille pour des miettes de pain. En ce sens, ces deux femmes dynamiques que sont Julie et Valériane m’impressionnent. Vous les reconnaîtrez lors des événements, elles ont des springs dans le derrière et le sourire accroché aux oreilles.

Maintenant, faudrait que je puisse déguster leurs vins! 😉

Longue vie au Vin dans les Voiles!

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