L’étrange sentiment « in between »

L’étrange sentiment « in between »

C’était inévitable, j’imagine. Comme une phase normale dans l’évolution de l’apprentie que je suis que ce sentiment d’in between. À mi chemin entre le bonheur d’avoir l’impression d’ouvrir un livre écrit dans une autre langue, de commencer à le décrypter et celui de ne pas encore faire partie de la gang . Dans les soirées je choisi minutieusement ce que je veux boire, je peux passer deux heures dans une SAQ et ma bibliothèque déborde de livres sur le vin. Plus de doute, I’m becoming a wine snob, mais pas tant.

La blogueuse évolue

J’ai récemment reçue une demande de billet commandité pour mon blogue. Les choix de thématiques ne collaient pas du tout à moi. Non, il m’est malheureusement impossible d’établir ma liste des morceaux de vêtements d’automne qui s’agencent avec un chardonnay du Nouveau Monde. Révolu le moment où je me trouvais ben hot d’être invitée dans un événement privé de lancement d’un nouveau vin où l’accent était davantage mis sur le contenant que sur le contenu. Je cours maintenant les dégustations de vin où je peux discuter avec les producteurs directement et côtoyer des pros. Moi qui aime m’adresser à un public davantage néophyte en quête de découvertes, je ne souhaite pas pour autant écrire des billets vides pour ploguer le dernier produit « hot » qu’on m’a envoyé. Y’a-t-il une place pour moi alors dans ce monde?

J’aborde l’apprentissage du vin sérieusement, mais en même temps j’ai envie de folie et c’est ce que mes capsules vidéo m’apportent.

Mes goûts ont changés. Je bois moins, mais mieux.

Ouvrir un Château Simone avec du spag un mardi ne me fait pas peur. [fait vécu] Je prends autant de plaisir à découvrir un vin à 20$ qu’à 70$. L’important pour moi c’est la découverte. J’ai l’engouement de la débutante et la naïveté de l’apprentie. Et le plus merveilleux dans tout ça c’est que j’assume complètement.

Et l’avenir du blogue?

Plusieurs personnes me demandent ce que je ferai de mon nom de blogue lorsque j’aurai atteint le niveau scolaire requis pour être sommelière accréditée par l’Association des sommeliers professionnels du Canada. Il ne changera pas. Ce milieu a tant à m’apprendre et c’est très bien ainsi. Je n’aspire pas à succéder aux Véronique Rivest et Élyse Lambert que j’admire. Je souhaite davantage initier les néophytes à la découverte du vin.

Au fond je veux continuer de suivre ma voie. J’ai envie de partager ma passion du vin, mes découvertes et apprentissages, toujours avec passion, jamais de snobisme. C’est à prendre ou à laisser.

Bon, je vous laisse, je vais retourner à mon Atlas du vin en sirotant un verre de vino!

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